Le président américain Donald Trump a affirmé mardi que les violences survenues en France relevaient, selon lui, d’un « problème d’immigration ». Ses déclarations interviennent alors qu’il a également critiqué le modèle social français et la situation économique du pays.
Interrogé sur la possibilité que « l’agenda socialiste » provoque aux États-Unis des difficultés financières comparables, le président américain a assuré que son pays connaissait « plus de croissance » que tout autre pays au monde. Il a en revanche estimé que « la France n’a pas de croissance » et qu’elle « va dans l’autre sens », en raison de programmes sociaux qu’il a qualifiés de « brutaux ».
« Une véritable révolution »
Donald Trump a décrit les événements en France comme « une révolution à part entière », affirmant qu’elle « continue ». « Je n’ai jamais rien vu de tel en France. Ce n’était pas juste une petite émeute. Ce n’était pas juste une petite manifestation. C’était une véritable révolution. Et elle se poursuit », a-t-il déclaré.
Le président américain a également appelé les pays concernés à « renvoyer » les personnes impliquées dans ces violences. Selon lui, affirmer que l’on « n’en accueillera plus » ne suffirait pas.
Des messages adressés à Paris, Berlin et Londres
Trump a affirmé avoir tenu des propos similaires auprès du président français Emmanuel Macron, qu’il a qualifié d’« ami », ainsi qu’auprès de l’Allemagne et du Royaume-Uni. Il a aussi évoqué des tensions qu’il dit « couver » en Italie, « à plus petite échelle ».
Le Pen : « Je ne la connais pas »
Interrogé sur un éventuel soutien à Marine Le Pen en vue de l’élection présidentielle française de 2027, Donald Trump a répondu : « Je ne la connais pas. Je ne l’ai pas rencontrée. » Il a toutefois estimé que la dirigeante d’extrême droite était « mal traitée », ajoutant que la situation lui paraissait relever d’une « instrumentalisation ».